Cameroun: Bangangté – Une réunion sur haute tension ce 11 mai

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A l’origine, des membres d’une famille qui déclarent se « suicider » si aucune solution urgente n’est trouvée sur leur terrain, sis au carrefour Mandja, sur la Nationale No4, et où sont entrepris des travaux de construction d’une station-service.

Nouvellement installé, le préfet du Ndé, Auguste Essomba est déjà dans une affaire hautement sensible. Sur ses instructions, le sous-préfet de l’arrondissement de Bangangté, Atangana Zoa, présidera une réunion ce 11 mai au Centre multifonctionnel de la promotion des jeunes de Bangangté.

Les parties sont convoquées alors que ce même jour, le préfet Essomba passera le témoin à l’ex préfet du Ndé, Ewango Budu, qui le remplace dans le département du Faro-et-Déo. Ce sera au cours de la cérémonie de passation de commandement présidée par le gouverneur de la région de l’Adamaoua.

En lieu et place, le sous-préfet est chargé de mettre la lumière dans cette affaire. Y sont conviés, le maire de la commune de Bangangté, le délégué départemental du Cadastre affaires foncières et tous membres de la commission consultative, le commandant brigade, le commissaire sécurité publique, le chef du groupement Bangangté, le représentant la société Jff oil company, le chef quartier Mandja (Neukeule), les représentants de la société Green oil, Tchuateu Beauclaire et témoins (9 personnes), la famille Soup Pankwe (9 personnes).

Il invite par ailleurs les parties à se munir des documents devant permettre de mieux apprécier la situation. Dans sa note portée, il insiste sur le fait que le préfet a instruit de faire la lumière sur cette affaire et mettre définitivement fin au différend.

C’est beaucoup plus compliqué que l’on ne pense. Malgré l’arrêt des travaux, avec Croix St André sur le site, le promoteur, Beauclaire Tchuateu continue les travaux.

Ce dernier brandit une ordonnance de continuer des travaux donnée par le tribunal administratif. Pour la mairie de Bangangté, le promoteur n’a pas reçu un permis de bâtir, surtout pour un projet de cette envergure.

Le défaut de permis de bâtir est dû au fait que la loi interdit qu’à moins de 500 mètres de distance, l’on ne saurait avoir deux stations-services de deux sociétés différentes sociétés. Or dans le cas d’espèce, la mairie a reçu la

demande de permis de bâtir de Green oil, qu’elle dit avoir délivré dans les délais prescrits par la loi. La situation querellée est le fait pour le promoteur d’avoir introduit une demande de permis de bâtir pour la société Ola. Des responsables de la mairie disent « dans leur bonne foi, suggéré au promoteur de s’entendre avec la station Green oil qui est presque terminée de faire une extension de la station et de déposer une demande en bonne et due forme à la mairie ». D’après ces responsables, cette suggestion n’a pas été du goût du promoteur qui s’en tête à défier l’autorité communale.

Par ailleurs, la famille détentrice du terrain, dit ne pas être unanime sur « une prétendue vente du terrain à Tchuaten Beauclaire. Nous l’avons convoqué au sein de la réunion familiale pour trancher l’affaire et il a préféré la fuite en avant ». La famille redoute que le sous-préfet soit partial dans cette affaire. D’aucuns disent qu’il soutient la ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Ketcha Courtés, « celle sur qui Tchuaten Beauclaire s’appuie pour narguer les gens. L’épouse du sous-préfet était dans la délégation de Courtés dernièrement en Pologne. Nous comprenons qu’elle a embarqué le sous-préfet dans cette histoire ».

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